« To improve is to change; to be perfect is to change often » (Churchill)

Ces derniers mois ont amené leur lot de changements pour l’auteur de ce blog et, maintenant que les décisions sont prises, il est temps de vous en informer.

Tout d’abord, j’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai soutenu ma thèse de doctorat en relations internationales au département des War Studies du King’s College London le 2 mai dernier. Ma thèse s’intitule « allies that count: assessing the utility of junior partners in coalition warfare », et explore les conditions politico-militaires qui font que la participation d’un Etat à une intervention militaire multinationale est utile (en termes diplomatiques et en termes militaires) ou non. La thèse est donc au croisement des théories des relations internationales et des études stratégiques. Empiriquement, je conduis une analyse quali-quantitative comparée de 204 Etats ayant participé à une intervention multinationale depuis la fin de la Guerre Froide et étudie en détails trois Etats dans quatre conflits pour confirmer et nuancer les mécanismes de causalité identifiés dans l’AQQC (Guerre du Golfe: France, Grande-Bretagne, Syrie; Kosovo: France, Grande-Bretagne, Allemagne; Irak: Grande-Bretagne, Italie, Australie; Afghanistan: France, Grande-Bretagne, Allemagne). La thèse est donc le chaînon manquant entre une littérature explorant les opérations en coalition sous l’angle de la fluidité (ou non) des solutions institutionnelles (comme l’ouvrage de Weitsman) et la littérature expliquant les motivations pour participer à une intervention. Au lieu de me demander pourquoi les « junior partners » rejoignent une intervention ou quelle est la meilleure solution institutionnelle pour les interventions multinationales, je me demande quelles sont les qualités intrinsèques qu’un « junior partner » doit posséder, en termes politiques et militaires, pour contribuer utilement à l’intervention.

Deuxièmement, comme vous l’avez certainement déjà constaté, c’est la fin de l’Alliance Géostratégique, après une belle aventure commune. A la place, j’ai le plaisir de rejoindre le groupe de réflexion stratégique U235 qui, fort de la complémentarité de ses membres, va chercher à vous offrir une réflexion stratégique rigoureuse et de qualité. Plus d’informations à suivre durant l’été, mais vous pouvez dores et déjà suivre la page facebook et le fil twitter (@U235org).

Troisième chose, en ce qui me concerne, je suivrai les débuts de l’aventure U235 et contribuerai depuis l’autre rive de l’Atlantique. En effet, après avoir dû choisir entre l’Autriche, la France, l’Ecosse et le Canada, c’est finalement l’appel du nord qui l’a emporté, puisque je vais rejoindre le Centre d’Etudes et de Recherches Internationales de l’Université de Montréal (CERIUM) en tant que chercheur post-doctoral. J’y travaillerai particulièrement au sein du Centre d’Etudes sur la Paix et la Sécurité Internationale, qui est commun à l’université de Montréal et à McGill University. Cette période me donnera le temps de mener à bien un certain nombre de projets de publications pour l’année prochaine (qui s’annonce assez chargée de ce point de vue), tout en posant les bases de mon prochain programme de recherches pluri-annuel, qui concernera les acquisitions d’armement.

Malgré tous ces changements, pas d’inquiétudes pour ce blog que j’entends bien maintenir, et qui continuera à vous présenter les ouvrages anglo-saxons. La dynamique principale sera d’étendre les recensions venant d’auteurs extérieurs, ce qui a été entamé cette année.

Pour conclure, et parce que ces années de doctorat ont été riche et passionnantes en termes de rencontres humaines, je reproduis ci-dessous les remerciements de ma thèse. Un grand merci à tous.

Reflecting upon the influences that shaped this thesis made me realize the extent to which an academic work such as this one is collective in nature. Over the three years and a half I have been engaged in this project, I have contracted many intellectual debts and beneficiated from the support of many individuals. This work would not have been possible, or would have been very different, without their help.

First and foremost, completing this thesis would not have been possible without the assistance, dedication, and support Professor Theo Farrell displayed during these years. Professor Farrell is everything a PhD student could wish for as a supervisor, and I am truly grateful for everything he offered me: not only professionalism and generosity with his time, but also endless good humour and enthusiasm.

The financial support provided by the French Délégation Générale pour l’Armement (DGA) also made this thesis possible. The academic support was furnished by the Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire (Irsem), and I am very grateful to Professor Frédéric Charillon, Professor Frédéric Ramel and Guillaume Pichard for the PhD seminar they organised, the presentation and publication opportunities they offered me, as well as their constant support.

My intellectual development has been shaped in large parts by two of my former professors: Professor Jean-Charles Jauffret (Sciences Po Aix) and Dr. Stephanie Hofmann (Graduate Institute, Geneva) have kept a benevolent eye on me over the years, and offered their support on numerous occasions. Christian le Mière and Nick Williams gave me the opportunity to work respectively for the IISS in London and NATO in Brussels, and this thesis greatly benefited from the experience acquired in these positions.

At KCL, I discovered a friendly community of junior and senior scholars and a great intellectual atmosphere. For their various advices, I am grateful to Richard Ned Lebow, Thomas Rid, and Rudra Chaudhuri. I was lucky to meet great friends in the cold atmosphere of the PhD room, and they all inspired me at some point: I am indebted to Heather Williams, Sally Beckenham, Eduardo Peris, Birthe Anders, Ayesha Siddiqi, Martin J. Bayly, Dan Whittingham, Kathleen J. McInnis, Francesco Milan, Ali Hawks, Mark Erbel, and Anna Knaps for their friendship and support. Meeting them made writing a PhD worth all the effort.

In France, Michel Goya, Stéphane Taillat, Joseph Henrotin, Laurent Henninger, Benoist Bihan, Guillaume Lasconjarias and the late Bastien Irondelle influenced my thinking about security issues, and sharpened my understanding of strategy. I have also greatly beneficiated from exchanging with Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Olivier Chopin and Jean-Vincent Holeindre, who constitute role models by combining academic excellence and friendliness.

I am glad I had the chance to become friends with Sonia le Gouriellec, Ilinca Mathieu, Alice Pannier and Pierre Sastre during these years. Old friends such as Isabelle Maurizi, Thibaut Marijn, Lucie Redonnet, Jean-Baptiste Fruchart, Clément Battin, Pauline Lacroix, Anne-Claire Adet and Agata Slota have been, as always, a constant source of support.

I am particularly indebted to Bénédicte Tratnjek for helping me getting through the final stages of the writing process.

Kathleen J. McInnis, Heather Williams, Alice Pannier, Birthe Anders and Jean-Baptiste Jeangène Vilmer have read drafts of the manuscript, which greatly beneficiated from their feedbacks. Of course, any error is my sole responsibility.

Finally, my family has been an unalterable source of love and support, and I am everyday grateful for the intellectual curiosity and moral compass I gained from the example they set for me. For everything I owe them, du fond du coeur, merci!

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