Seigneurs de guerre et construction de l’Etat

Le livre de Kimberley Marten, intitulé « Warlords, Strong-arm Brokers in Weak States » vient d’être publié dans la prestigieuse collection Cornell Studies in Security Affairs.

L’argument principal de l’auteur est que contrairement aux seigneurs de guerre du passé qui ont contribué à l’édification étatique (selon la célèbre formule de Tilly: « l’Etat fait la guerre et la guerre fait l’Etat »), les « warlords » contemporains sont au contraire une menace à l’établissement d’Etats viables, du fait de la criminalisation de leurs activités.

Je n’ai pas lu le livre, mais ai eu l’occasion d’assister à sa présentation par son auteur lors de la dernière convention annuelle de l’International Studies Association (San Diego, avril 2012), et je dois dire que je n’ai pas été convaincu par l’argument, qui me semblait plus relever de la condamnation morale que de l’étude scientifique. Si des lecteurs ont un avis différent, ou tout simplement plus argumenté, n’hésitez pas à me le faire savoir.

En tous cas, un livre qui devrait intéresser les spécialistes de la sociologie historique de l’Etat, à lire en parallèle avec le dernier livre d’Antonio Giustozzi, « The Art of Coercion » (que j’ai lu et que je recommande).

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